Cette vidéo présente une introduction à la pensée systémique.
La pensée systémique est une manière d’analyser des situations complexes en regardant :
Les éléments d’un système
Leurs relations
Le but global qu’ils servent
La vidéo montre aussi comment modéliser un système avec les notions de :
Stock
Flux
Sources
Puits
Frontière du système
Idée centrale
Un système n’est pas juste un ensemble d’objets.
C’est un ensemble d’éléments interconnectés, organisés de façon cohérente pour accomplir quelque chose.
La pensée systémique consiste donc à comprendre comment les relations entre ces éléments produisent un comportement global dans le temps.
Exemple écologique
La vidéo reprend l’exemple de Yellowstone et de la biodiversité.
Elle montre que modifier un seul élément, comme la présence des loups, peut déclencher des effets en chaîne :
Sur d’autres espèces
Sur l’érosion des rivières
L’idée est de montrer que les problèmes de durabilité sont souvent complexes parce que tout est lié.
Outils de modélisation
L’enseignant introduit les modèles de stock et de flux.
Un stock est une quantité qui s’accumule dans le temps.
Exemples de stock :
L’eau dans une baignoire
Le nombre de loups dans un écosystème
Une quantité abstraite comme l’attention ou la confiance en soi
Un flux est ce qui fait augmenter ou diminuer ce stock.
Les sources et les puits représentent ce qui entre dans le système ou en sort.
Exemple de la baignoire
L’exemple principal est celui d’une baignoire.
Le stock est la quantité d’eau.
Le robinet est le flux entrant.
Le drain est le flux sortant.
La vidéo insiste aussi sur la frontière du système :
On choisit de ne modéliser que ce qui se passe entre le robinet et le drain
On ne détaille pas tout le réseau d’eau ou d’égouts
Elle montre enfin qu’avec un drain placé en haut, la baignoire atteint un équilibre dynamique :
Une fois un certain niveau atteint, le débit sortant égale le débit entrant
Le niveau d’eau reste alors constant
Résumé en une phrase
La vidéo explique comment décrire un système complexe de manière structurée afin de mieux comprendre son comportement et ses effets parfois inattendus.
Vidéo 2
Présentation générale
Cette deuxième vidéo approfondit la modélisation systémique.
Elle introduit surtout les boucles de rétroaction.
Ces boucles permettent de comprendre comment un système se régule ou s’emballe selon la manière dont ses éléments interagissent.
La vidéo montre aussi que, pour comprendre correctement un problème complexe, il faut modéliser non seulement les stocks et les flux, mais aussi :
Les variables intermédiaires
Les effets indirects
Idée principale
La vidéo rappelle d’abord que les stocks sont des quantités qui s’accumulent.
Les flux font varier ces stocks.
Elle ajoute ensuite le concept central de boucle de rétroaction :
Lorsqu’un changement dans un stock finit par influencer ses propres flux d’entrée ou de sortie
Le système agit alors en retour sur lui-même
Nouveaux éléments
Pour représenter ces boucles, la vidéo introduit :
Les variables, parfois appelées convertisseurs
Les flèches d’influence
Ces flèches servent à montrer comment une partie du système en influence une autre.
Elles ne pointent pas directement vers un stock.
Elles agissent sur les flux qui modifient ce stock.
Deux types de boucles
La vidéo distingue deux formes de rétroaction :
Boucles régulatrices
Elles sont notées B.
Elles stabilisent le système en compensant une variation.
Boucles amplificatrices
Elles renforcent le changement en cours.
Elles peuvent créer un cercle vicieux.
Exemples donnés
Fontaine à Lausanne
L’exemple de la fontaine à Lausanne illustre une boucle régulatrice.
Si le niveau d’eau monte, le débit sortant augmente.
Cette augmentation freine ensuite la hausse du niveau.
Le système tend alors vers un équilibre dynamique.
Climat et fonte de la glace
L’exemple du climat illustre une boucle amplificatrice.
Moins de glace polaire réduit l’albédo.
La Terre absorbe davantage d’énergie.
La température augmente.
La fonte s’accélère.
La glace diminue encore davantage.
Leçon finale
La dernière partie applique cette logique aux trajets domicile-travail en ville.
Construire une nouvelle voie peut sembler utile à court terme.
Mais si la congestion diminue temporairement, davantage de personnes choisissent de conduire.
Cela recrée ensuite la congestion.
Cet exemple illustre :
Les effets inattendus des systèmes complexes
La notion de rationalité limitée
Résumé en une phrase
Cette vidéo montre que les boucles de rétroaction sont essentielles pour comprendre pourquoi certaines interventions stabilisent un système alors que d’autres aggravent le problème.
Vidéo 3
Présentation générale
Cette troisième vidéo prend du recul sur la pensée systémique.
Elle explique surtout comment intervenir dans un système complexe sans provoquer d’effets inattendus.
Elle présente :
Les grands types de points de levier
Plusieurs pièges classiques des systèmes
Quelques conseils pratiques pour commencer à modéliser soi-même
Idée générale
Une intervention ratée ne vient pas forcément de mauvaises intentions.
Elle vient souvent d’une compréhension incomplète du système dans son ensemble.
La vidéo reprend ici l’idée de rationalité limitée :
On prend des décisions raisonnables avec les informations disponibles
Mais ces informations sont souvent partielles
Points de levier
L’enseignant distingue quatre familles de points de levier pour agir sur un système :
Techniques
Liés aux rétroactions
Sociaux
Transcendantaux
Leviers techniques
Ils portent par exemple sur :
Les paramètres
Les tailles de stocks
Les interconnexions
Les retards
Leviers sociaux et transcendantaux
Ils concernent davantage :
L’accès à l’information
Les règles
Le pouvoir
Les paradigmes qui structurent le système
Pièges fréquents
La vidéo présente plusieurs pièges systémiques :
La résistance aux politiques
La tragédie des biens communs
La dérive vers de faibles performances
Le succès aux plus favorisés
Résistance aux politiques
Dans ce cas, différentes boucles ramènent le système vers son état initial malgré une réforme.
Exemple :
Dans les transports, ajouter de la capacité routière peut finalement recréer la congestion
Tragédie des communs
L’exemple de la pêche illustre la tragédie des communs.
Chaque acteur a intérêt à pêcher davantage.
Cela renforce localement ses gains.
Mais l’ensemble finit par épuiser la ressource commune.
La vidéo explique que ce piège vient d’un décalage entre :
Les actions individuelles
Leurs conséquences collectives
Pour y répondre, elle évoque :
L’éducation
Des règles plus claires
Un renforcement des boucles de régulation
Conseils de modélisation
Pour modéliser un système, la vidéo recommande de commencer simplement.
Il faut d’abord identifier les stocks.
Puis les flux.
Ensuite, les variables qui influencent ces flux.
Elle insiste aussi sur deux règles importantes :
Les variables n’agissent pas directement sur les stocks
Il vaut mieux fixer des frontières de système simples au départ puis les élargir si nécessaire
Résumé en une phrase
Cette vidéo explique comment passer d’une simple description des systèmes à une réflexion plus stratégique sur les bonnes interventions, les erreurs fréquentes et la manière de construire ses propres modèles.
Vidéo 4
Présentation générale
Cette quatrième vidéo applique la pensée systémique à un cas concret de durabilité :
Les inondations récurrentes à Nouakchott, en Mauritanie
Elle montre comment une analyse sociotechnique peut aider à concevoir une intervention plus pertinente.
Elle explique que ces inondations ne viennent pas d’une rivière.
Elles résultent surtout d’un système urbain où interagissent :
L’approvisionnement en eau
L’absence d’égouts
La topographie
La croissance de la ville
Cas étudié
Nouakchott est présentée comme une ville côtière en forte croissance.
Elle est construite sur un sol sablonneux très plat.
Elle reçoit peu de pluie.
Ses nappes souterraines sont proches de la surface.
Depuis 2010, la ville subit des inondations durables.
Celles-ci :
Abîment les infrastructures
Aggravent des risques sanitaires comme le choléra et le paludisme
Cause du problème
L’idée centrale est que l’inondation a une origine largement anthropique.
La ville reçoit environ 180 000 mètres cubes d’eau par jour via :
Un aqueduc
Un aquifère profond
Mais comme il n’y a pratiquement pas de réseau d’égouts, cette eau s’infiltre dans le sol.
Cela fait remonter la nappe phréatique.
Cela favorise ensuite les inondations de surface, surtout pendant la saison des pluies.
Modèle systémique
La vidéo modélise le système avec plusieurs stocks et flux.
Parmi eux :
Le niveau des eaux souterraines
Les étangs d’inondation
La population urbaine soutenue
La population non soutenue
Boucle régulatrice
Plus les inondations augmentent, plus l’évaporation augmente.
Cela tend à réduire une partie de l’eau stagnante.
Dynamique aggravante
Une croissance urbaine plus forte :
Accroît la consommation d’eau
Fait monter les eaux souterraines
Augmente les inondations
Réduit les terres disponibles
Pousse davantage de personnes vers des conditions de vie non soutenues
Intervention proposée
L’étude explore une solution fondée sur la nature :
Le reboisement
Les arbres sont présentés comme des pompes naturelles.
Ils peuvent transférer l’eau du sol vers l’atmosphère par évapotranspiration.
Cela peut abaisser localement le niveau de la nappe et limiter les inondations.
La vidéo précise aussi que certaines espèces suivies sur le terrain peuvent transpirer jusqu’à environ 60 litres par jour.
Des simulations ont été utilisées pour tester différents scénarios de plantation.
Dimension sociale
La vidéo insiste sur le fait qu’une solution technique seule ne suffit pas.
Le reboisement se heurte à :
Des contraintes foncières
Une réticence culturelle de certains habitants
Certains associent les arbres aux moustiques plutôt qu’à la réduction de l’eau stagnante.
L’éducation devient donc un levier essentiel pour l’acceptation du projet.
La vidéo souligne enfin que les arbres pourraient produire plusieurs bénéfices à la fois :
Réduction des eaux souterraines
Amélioration de l’ombre
Soutien à la biodiversité
Amélioration de la qualité de l’air
Amélioration de la qualité de vie
Résumé en une phrase
Cette vidéo montre que les inondations de Nouakchott sont le résultat d’interactions entre hydrologie, urbanisation et dynamiques sociales.
Elle montre aussi qu’une intervention comme le reboisement peut agir sur la structure même du système plutôt que seulement sur ses symptômes.